Le 23 avril 2026, l'auditorium Khiat El Ghaouti de la Faculté des Langues Étrangères de l'Université d'Oran 2 a accueilli une rencontre scientifique consacrée à l'évolution des métiers de l'écrit. Cette journée d'étude, intitulée « Les journalistes écrivains à l'ère de l'IA, nouvelles perspectives ? », a été organisée par le Laboratoire de Création d'Outils Pédagogiques et d'Apprentissage en Langues Étrangères (LOAPL).
Un cadre de réflexion sur les mutations de l'écriture
Sous la présidence de la Dre Nadjiba Selka, l’événement a réuni des chercheurs issus de plusieurs universités algériennes. L’invité d’honneur de cette journée était le journaliste et écrivain Akram El Kebir. Des allocutions d’ouverture ont été prononcées par des représentants de l’université et de la faculté.
Entre journalisme, littérature et algorithmes
Le programme comprenait une séance plénière et deux ateliers thématiques, organisés autour de communications individuelles suivies de débats. Les échanges ont permis de dégager plusieurs axes de réflexion :
- Les mutations de l'acte d'écrire : Les discussions ont porté sur la manière dont le passage de la plume journalistique au récit romanesque se reconfigure à l'ère numérique. La question de savoir si la littérature peut constituer une alternative médiatique a également été soulevée.
- L'impact de l'intelligence artificielle : Plusieurs interventions ont examiné si l'IA remet en cause la position du journaliste ou si elle constitue un nouvel instrument scriptural. Les limites de la technologie face à l'article d'opinion et à la production automatisée de chroniques culturelles ont été au centre des échanges.
- Le passage du factuel au fictionnel : Un axe de réflexion a été dédié à la manière dont le métier de journaliste forge la plume de l'écrivain et nourrit l'imaginaire romanesque, en s'appuyant sur des études de cas d'auteurs contemporains.
Perspectives pour la profession
Cette journée a permis de dresser un état des lieux des pratiques journalistiques et littéraires entre tradition et modernité. Les débats ont souligné la nécessité de redéfinir l'écriture journalistique face à la montée des algorithmes, tout en interrogeant la capacité de l'intelligence artificielle à supplanter la sensibilité humaine dans le récit du réel.
L'événement s'est achevé par des allocutions de clôture, marquant la fin de ces échanges sur les nouvelles frontières de l'information et de la création.